DEUS EX MACHINA
Des hommes fervents, parfois servant Satan en s’enfermant
dans les serments et les sermons sont déments, démons,
d’un réseau non démantelé car maintenus dans le moule des mentalités,
le mental martelé, des hommes aimantés, hantés tant que tentés
par l’ignorance de mysticisme agrémenté,
l’ignorance sorte de fermentation, un mur pour tant de lamentations,
danger imminent, en orient comme en occident, les incidents oxydant la foi,
on occit dans les mosquées, dans les bosquets des tireurs sont embusqués,
des voitures, des bus plastiqués,
la violence règne, fidèles et athées, semblables dans leurs comportements,
c’est raté,
s’ils me disent que dieu pour eux est amour,
amour pour son prochain semble être un vain discours,
quand court le bruit qu’ils sont prêts, prêts à sombrer et de bon grés,
armés de convictions ultimes et non intimes,
prêts à mourir dans le feu, se précipiter, tuer,
celui qui diffère, jugé en impur, tel un impie,
dans certains pays des ethnies on épure,
t’as pas les bonnes pratiques, pas les bonnes mœurs, haut les mains, haut
le cœur
Le sang, son odeur, sa couleur m’écœure, une pensée m’effleure,
j’aurais pu être parmi ces tueurs dans la froideur,
si on m’avait conditionné, si on m’avait sélectionné,
pour sectionner des corps et des âmes au nom du sacré,
sacré comme le Gange, je ne prierais pas pour que ça change,
j’agirais, j’agis déjà quand mes mots en vibrations se changent.
C’est pas la parole de l’évangile mais un nouveau testament,
témoin de mon temps, du moins tant que ne grille pas le filament de ma lumière,
finalement je comprends mieux, sous le firmament,
avoir du respect pour soi et les autres tout simplement,
l’essentiel se cache comme un lézard sous une roche,
l’ignorant manquant de curiosité passe tout proche,
sans savoir où est le trésor, voilà mon reproche
dans l’incompréhension tout le monde s’accroche
comme on se raccroche au nez,
il n’est pas encore né le sage, le sauveur
tandis que le rêveur reste sur son nuage.
